Canard ET poule pour déparasiter le sol - mode d'emploi

Les cocottes sont championnes pour désherber ET DEPARASITER un sol un temps record

Récemment, j'ai vu une poule qui s'était échappée dans un parc public :

En fait, elle a l'habitude de vivre dans le parc.

En ce moment les jardiniers ont déplacé les poules du poulailler pour les faire désherber les parcelles.

Tous les jours, ils changent leur emplacement (4 piquets, un filet, pas de toit, et 4 joyeuses cocottes.).

L'une d'entre elle, la blanche, est réputée pour ses sauts et elle avait réussi à s'échapper pour faire le bonheur des bambins.

Les cocottes sont championnes pour désherber en un temps record :

-> regardez la terre à nue

-> versus l'herbe florissante à l'extérieur de leur poulailler temporaire

Ce qui est un peu moins connu, (moins pratiqué en tout cas)

c'est d'utiliser les poules pour déparasiter le sol,

et c'est vraiment maintenant en début avril que c'est urgent !

Car c'est précisément en mars-avril que les limaces pondent leurs œufs dans le sol, par paquets de 20 à 30, enfoncés dans de petites galeries souterraines.

Agir maintenant pour "déparasiter" le sol de ces œufs, c'est donc couper court à toute la génération suivante... avant même qu'elle n'éclose.

Précision :

On est bien d'accord que, dans la nature, il n'y a pas vraiment de parasites : ils le deviennent uniquement s'ils sont en surnombre, notamment lors d'un pic de croissance.

Ce pic de croissance peut faire le malheur des uns (dont les jardiniers) mais aussi le bonheur des autres (oiseaux, etc. qui se gavent de ces protéines rampantes).

Donc les conseils suivants pour "déparasiter naturellement" le sol à l'aide d'une poule, c'est en cas de sur-population, pas pour exterminer les petites bébêtes.

"Trop c'est trop", une explication du PIC printanier de ces bébêtes.

En fait, en automne, nos aïeux faisaient toujours passer les poules dans les futures parcelles du printemps prochain : ainsi elles déparasitaient déjà certains oeufs.

Car tout l'hiver les oeufs des "parasites" sont en dormance si on veut le dire ainsi.

Ils éclosent ces jours.

Sauf que les adultes de ces espèces sortent AUSSI de leur hibernation.

Ce qui fait ce pic, c'est donc le réveil de 2 générations en même temps : les adultes et leurs progénitures.

Sans compter que les adultes peuvent de nouveau refaire des petits... et le pic devient exponentiel dans certains cas !

Mais qui sont exactement ces "parasites" du sol ?

Je vais vous citer les plus fréquents des jardins.

Les limaces et escargots sont parfaitement connus.

Ils s'attaquent aux jeunes pousses, aux semis tout juste levés, aux fraises et aux salades avec un appétit redoutable — surtout la nuit, par temps frais et humide.

Ce que l'on sait moins, c'est qu'ils vivent aussi sous terre une partie de leur vie : leurs œufs y hivernent, et certaines espèces y grignotent tubercules et racines sans qu'on s'en aperçoive.

Maintenant, passons à ceux tout petit voire invisibles.

Les fameux taupins (et leurs larves, les vers fil-de-fer).

Ce sont des ravageurs souterrains très actifs, mauvais pour le potager.

Ces petits vers jaunâtres et durs comme du fil métallique creusent les racines des carottes, pommes de terre, betteraves, et font de véritables tunnels dans les bulbes.

Ils peuvent rester dans le sol jusqu'à 5 ans avant de devenir adultes : discrets, mais dévastateurs sur le long terme.

Les vers blancs sont les larves des hannetons et des cétoines.

Trapus, blancs, recroquevillés en "C", ils vivent plusieurs années dans le sol où ils se nourrissent de racines. Un sol envahi de vers blancs, c'est un potager qui dépérit sans raison apparente en surface.

Les nématodes parasites sont microscopiques et invisibles à l'œil nu.

Les nématodes méritent qu'on s'y attarde une seconde, car ils sont souvent mal compris — et la confusion peut conduire à de mauvaises décisions au jardin.

En réalité, les nématodes sont une immense famille présente dans absolument tous les sols du monde, par millions par mètre carré, et la grande majorité d'entre eux sont soit neutres, soit franchement bénéfiques pour votre potager.

Les plus nombreux se nourrissent de bactéries et de champignons du sol : ils participent activement au cycle de décomposition de la matière organique et à la libération des nutriments pour vos plantes.

Ce sont des acteurs discrets mais essentiels de la fertilité biologique du sol — exactement dans la logique des bons micro-organismes dont on parle si souvent en permaculture.

D'autres nématodes sont de véritables auxiliaires que l'on peut même acheter en jardinerie sous forme de poudre à diluer et à épandre à l'arrosoir. Ils parasitent et éliminent spécifiquement les ravageurs souterrains — limaces, vers fil-de-fer, larves de hannetons, courtilières — sans aucune toxicité pour les autres êtres vivants, les vers de terre, les plantes ou les humains.

C'est de la lutte biologique pure, approuvée en agriculture biologique, et avril est le timing parfait pour l'appliquer : le sol se réchauffe, les ravageurs remontent en surface, et les nématodes auxiliaires entrent en action immédiatement.

Seule une infime minorité de nématodes est réellement problématique : les nématodes phytoparasites, qui s'attaquent directement aux racines des plantes en provoquant des galles, des nodosités anormales et un dépérissement progressif souvent invisible en surface jusqu'à ce qu'il soit trop tard.

Ils prolifèrent surtout dans les sols appauvris, compactés et peu diversifiés biologiquement.

La meilleure protection contre eux ?

Un sol vivant, bien paillé, riche en matière organique — car dans un sol où les bons micro-organismes sont majoritaires, les parasites n'ont tout simplement plus de place pour s'installer. C'est encore une fois le fameux principe de dominance à l'œuvre !

En résumé : dire que "les nématodes sont dangereux pour le potager", ce serait aussi réducteur que de dire que toutes les bactéries rendent malades : c'est faux.

Les courtilières (ou "taupes-grillons") : moins connus !

sont des insectes souterrains impressionnants qui creusent de véritables galeries sous le potager, sectionnant les racines et les semis sur leur passage. Leur présence est trahie par de petites buttes de terre fine en surface.

Enfin les pucerons lanigères et certaines mouches du sol (comme la mouche des semis).

Ils pondent leurs œufs dans la terre au printemps, et leurs larves s'attaquent aux jeunes racines dès la germination — un désastre silencieux pour les semis directs.

Voici le portrait de famille :

La solution la plus naturelle et la plus joyeuse :

la poule ET le canard !

Ce sont vraiment LES prédateurs naturels par excellence de tous ces indésirables mentionnés.

Les cocottes :

Elles grattent, elles fouillent, elles débusquent avec une efficacité remarquable les larves, les œufs de limaces, les vers fil-de-fer et les courtilières.

En prime :

elles ameublissent légèrement la surface du sol,

elles éliminent les adventices

elles améliorent la terre avec leurs fientes riches en azote — un engrais naturel gratuit !

Les canards (encore mieux ! Je m'explique)

Si vous avez une invasion sévère de limaces adultes, sachez que le canard est encore plus redoutable que la poule en la matière — il les dévore sans distinction de taille, là où la poule s'attaque surtout aux plus petites.

Si vous avez l'occasion d'en emprunter un, ne vous en privez pas !

Et si vous n'avez pas de poules ?

Bonne nouvelle : il est désormais possible d'en louer !

Des services comme Locapoule ou Kiloupoule permettent d'accueillir temporairement quelques volailles le temps d'un grand nettoyage du sol.

C'est une tendance venue des États-Unis, désormais bien installée en France, et franchement maligne pour les jardiniers sans poulailler.

Encore quelques conseils pour que le test ne tourne pas au cauchemar :

  • Ne lâchez les poules au jardin que par temps sec : un sol mouillé piétiné par les volailles se compacte comme du ciment et c'est le contraire de l'effet recherché !


  • Limitez la session à une semaine maximum par parcelle pour les mêmes raisons, et pour éviter qu'elles n'épuisent le sol.


  • Lâchez-les uniquement sur des parcelles qui n'ont pas encore de semis ni de plantes : elles ne font pas la différence entre un semis de carotte et un ver à dévorer, et raclent tout sur leur passage avec un enthousiasme communicatif.


  • Déplacez-les ensuite sur une autre parcelle : c'est le principe du poulailler mobile, idéal pour faire des rotations et profiter des bienfaits des volailles sur tout le jardin progressivement.

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